Evénements

BELFAST

Belfast, et pourquoi pas Dublin ? Ben… écrire sur Dublin après Joyce et Queneau, faut avoir peur de rien. Ou être obligé. Comme Pierre : il est obligé et il n’a peur de rien.

LA MORUE ET LE VOILE

Tous les matins, quand j’accompagne mon fils à l’école, nous avons un rituel : nous regardons le menu de la cantine à midi. Aujourd’hui, c’est vendredi. Comme tous les vendredis, il mangera du poisson. Tous les vendredis. Comme quand j’étais petit. Vendredi, c’est jour de poisson. Obligation religieuse remontant à la nuit des temps. Le vendredi, c’est le jour de la mort du Christ et donc, le vendredi, le bon chrétien devait « faire maigre », abandonner la viande pour se punir de cette mort.

LE BARBIER DE BUITRAGO

Ça y va dans les musées… succès total, files d’attente plus longues que la filmographie de Rocco Siffredi, la peinture se consomme. A vrai dire, c’est une consommation de grande surface. Faut que le musée soit grand, qu’on rentabilise l’entrée, qu’on voit plein d’œuvres estampillées premier choix, comme chez le boucher. Louvre, Prado, Offices, Orsay ou Guggenheim, l’amateur autoproclamé cherche le volume.

HEBERT-CELINE-QUENEAU

J’ai choisi ces trois-là pour leur importance dans le sujet qui m’occupe en ce moment. Ils ne sont pas les seuls, mais ils sont trois balises de taille.

VOYAGER, ALLER, QUITTER….

On me pose, en ce moment, plein de questions sur le voyage dans les mois qui viennent. Toutes, en fait, tournent autour du même sujet, qu’il s’agisse de prix, de sécurité aérienne, de soleil ou de beaux paysages : Où aller ? La réponse est tellement simple….

COPENHAGUE : LA MAREE MONTE…

La marée des livres, bien entendu. Copenhague a déjà suscité et suscitera un bon gros paquet de publications diverses sur le thème : si c’est pas trop tard, qu’est ce que ça y ressemble….. Noël va être écolo, c’est moi qui vous le dis.

LA LIGNE ET LE CERCLE

« Tu es chrétien ou bouddhiste ? » « Je m’en fous » C’est ce que tu crois. Sauf que, même si tu es athée, tu as été élevé dans un système et que ce système influence, à ton insu, toute ta vie quotidienne, y compris au boulot.

DIS MOI COMMENT TU PARLES

« Where are you coming from ? France ? Oh, you are a papist » Un papiste. Moi. Moi qui cherche avec abnégation et sévérité à être un modèle d’athéisme ou d’agnosticisme. Attention. Ça ne m’empêche pas de lire des livres religieux ou des textes sacrés. Au contraire. Mais, papiste, on ne me l’avait jamais faite. Surtout avec celui-là, de pape. Je me sens pas trop d’atomes crochus avec lui. Je lui veux pas de mal, mais on est assez différents, lui et moi.

LA DOPE

Le Tour de France va revenir et, avec lui, la question essentielle de la dope. Soyons sympas avec les cyclistes, ils ne sont pas les seuls. Depuis les nageuses allemandes sur-hormonées des années 70, on en a connu des modes de dope, de la simple coke jusqu’aux transfusions complètes. Faut de la performance au public, des nageurs qui vont plus vite que les thons (ce n’est pas une image sexiste), des tennismen qui frappent comme des malades pendant des heures, des cyclistes carrossés comme des Formule 1. On appelle ça se surpasser. Et pour se surpasser, la piquouze, ça aide.

RAYMOND ET PIERRE

C’est drôle. Il y a deux mecs pour qui j’ai une grande tendresse : Pierre Josse et Raymond Depardon. Et voilà qu’au même moment, les deux sortent leurs travaux sur les paysans. « La Terre des paysans » pour l’un, « Paysans sans frontières » pour l’autre.

COEURS DE METIER

Nous avons souvent cette discussion entre libraires : qu’est-ce que notre « cœur de métier » ? Ce qui suppose de savoir ce qu’est notre métier. C’est simple, en fait : nous sommes libraires de voyages. Nous vendons aux voyageurs des documents pour préparer leurs voyages. Tous leurs voyages. Quels qu’ils soient. C’est dire que notre cœur de métier est plus vaste qu’il n’y paraît. Car si pour certains, c’est facile, par exemple, une randonnée hivernale en remontant le fleuve Zanskar ou une croisière le long du Nil, pour d’autres, c’est un peu plus complexe. Un voyage à la rencontre des ethnies bantoues. Une balade à cheval jusqu’aux sources du Mékong. La découverte des villages louisianais où sont nés les plus grands musiciens de jazz. La recherche des sites préhistoriques dans le Pérou du sud. Ce sont juste quelques exemples tirés de notre quotidien. Là, les guides classiques sont inopérants. Ou, à tout le moins, insuffisants.

LE MASCULIN N'EXISTE PAS

C’est pas une fausse provoc. Juste une réalité linguistique. Dans la langue française, comme dans beaucoup de langues indo-européennes, le masculin n’existe pas. Ce que nous appelons le masculin est en réalité un neutre. Un genre sans genre, un genre asexué. Bon, je vous accorde, un seul genre sans sexe, c’est pas très pratique pour décrire le monde. Surtout les femmes. Alors, du coup, on a inventé le féminin. Y’a même des peuples, des compliqués, qui ont inventé le masculin. En anglais, il y a les trois, le neutre, le féminin, le masculin. Le masculin, c’est réservé aux hommes, pas aux choses. Les choses n’ont pas de sexe en anglais (sauf les bateaux qui sont féminins, va savoir pourquoi).

DE LA TRADUCTION

Ben voilà. Le blog est ouvert. Et voilà une première actu. On va pas s’étaler, là dessus. A vous de réagir. L’une des nouvelles qui fait un gros titre dans Livres-Hebdo (désormais, on dira LH pour faire professionnel), c’est que les Français sont de gros consommateurs de traductions. On traduit de toutes les langues, y compris le moldo-valaque ou le gallo septentrional. On a l’appétit de la fiction exogène (LH s’intéresse surtout à la fiction, la physique quantique c’est moins sexy). C’est sympa, ça prouve une ouverture d’esprit.