Evénements

RAYMOND ET PIERRE

C’est drôle. Il y a deux mecs pour qui j’ai une grande tendresse : Pierre Josse et Raymond Depardon. Et voilà qu’au même moment, les deux sortent leurs travaux sur les paysans. « La Terre des paysans » pour l’un, « Paysans sans frontières » pour l’autre.

COEURS DE METIER

Nous avons souvent cette discussion entre libraires : qu’est-ce que notre « cœur de métier » ? Ce qui suppose de savoir ce qu’est notre métier. C’est simple, en fait : nous sommes libraires de voyages. Nous vendons aux voyageurs des documents pour préparer leurs voyages. Tous leurs voyages. Quels qu’ils soient. C’est dire que notre cœur de métier est plus vaste qu’il n’y paraît. Car si pour certains, c’est facile, par exemple, une randonnée hivernale en remontant le fleuve Zanskar ou une croisière le long du Nil, pour d’autres, c’est un peu plus complexe. Un voyage à la rencontre des ethnies bantoues. Une balade à cheval jusqu’aux sources du Mékong. La découverte des villages louisianais où sont nés les plus grands musiciens de jazz. La recherche des sites préhistoriques dans le Pérou du sud. Ce sont juste quelques exemples tirés de notre quotidien. Là, les guides classiques sont inopérants. Ou, à tout le moins, insuffisants.

LE MASCULIN N'EXISTE PAS

C’est pas une fausse provoc. Juste une réalité linguistique. Dans la langue française, comme dans beaucoup de langues indo-européennes, le masculin n’existe pas. Ce que nous appelons le masculin est en réalité un neutre. Un genre sans genre, un genre asexué. Bon, je vous accorde, un seul genre sans sexe, c’est pas très pratique pour décrire le monde. Surtout les femmes. Alors, du coup, on a inventé le féminin. Y’a même des peuples, des compliqués, qui ont inventé le masculin. En anglais, il y a les trois, le neutre, le féminin, le masculin. Le masculin, c’est réservé aux hommes, pas aux choses. Les choses n’ont pas de sexe en anglais (sauf les bateaux qui sont féminins, va savoir pourquoi).

DE LA TRADUCTION

Ben voilà. Le blog est ouvert. Et voilà une première actu. On va pas s’étaler, là dessus. A vous de réagir. L’une des nouvelles qui fait un gros titre dans Livres-Hebdo (désormais, on dira LH pour faire professionnel), c’est que les Français sont de gros consommateurs de traductions. On traduit de toutes les langues, y compris le moldo-valaque ou le gallo septentrional. On a l’appétit de la fiction exogène (LH s’intéresse surtout à la fiction, la physique quantique c’est moins sexy). C’est sympa, ça prouve une ouverture d’esprit.